Tubes fluorescents, lampes à économie d’énergie, néons industriels : derrière ces objets du quotidien se cache une réalité souvent méconnue. Ces sources lumineuses contiennent des substances dangereuses — mercure en tête — qui les placent dans la catégorie des déchets spéciaux. Leur traitement ne peut donc pas se résumer à un passage à la poubelle ou à un dépôt en déchetterie ordinaire. Une filière dédiée existe, encadrée par la loi, pour collecter, dépolluer et revaloriser ces équipements. Artémise Recyclage, basée dans l’Aube, en est l’un des acteurs spécialisés en France.
Quels types de lampes sont concernés ?
Tous les types de sources lumineuses ne sont pas traités de la même façon. Certaines nécessitent un circuit de recyclage spécifique, d’autres peuvent être orientées vers des filières différentes. Parmi les équipements visés par la filière spécialisée, on trouve notamment :
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Les tubes fluorescents (néons droits de type T5, T8, T12)
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Les lampes fluocompactes (LFC), dites lampes à économie d’énergie
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Les lampes à vapeur de mercure haute pression
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Les lampes aux halogénures métalliques
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Les lampes à sodium haute et basse pression
Les lampes à filament, les halogènes et les lampes LED ne contiennent pas de mercure, mais restent des DEEE qui doivent également être orientés vers des filières de traitement adaptées. Elles sont en général triées manuellement lors d’un premier passage pour être renvoyées vers les circuits spécifiques correspondants.
Comment se déroule le traitement : le processus industriel
Le recyclage des sources lumineuses mercurielles est un processus industriel rigoureux, qui se distingue d’un simple tri. Artémise Recyclage, installée à Vulaines dans l’Aube, opère selon une chaîne de traitement en plusieurs étapes :
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Un premier tri manuel est réalisé par des opérateurs qualifiés, afin d’isoler les lampes et équipements qui ne relèvent pas de la filière (halogènes, piles, autres DEEE) et de les aiguiller vers leurs filières respectives
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Les tubes fluorescents sont ensuite découpés et acheminés vers un tapis séparateur, qui permet d’isoler trois matières distinctes : le verre, la poudre fluorescente mercurisée et les métaux ferreux et non-ferreux
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Toutes les machines de traitement sont équipées de systèmes d’aspiration et de filtres captant les vapeurs de mercure. Un contrôleur permanent mesure en continu le taux de mercure rejeté en cheminée
Les résultats sont de 87 % en taux de recyclage et 90 % en taux de valorisation (Tubes et lampes). Ces matières récupérées — verre, poudres, métaux — réintègrent des filières de production, contribuant directement à l’économie circulaire et réduisant la dépendance de la France aux matières premières vierges.
La solution Artémise : collecte, traçabilité et service
Artémise Recyclage propose une solution clé en main pour les professionnels souhaitant se mettre en conformité. Créée en 2011 dans l’Aube, la société — dont le nom est l’acronyme d’Aube Recyclage et Traitement d’Éléments Mercuriels Issus de Sources d’Éclairage — a bâti son activité sur la volonté de maintenir cette industrie de recyclage sur le sol français.
Concrètement, la démarche repose sur plusieurs piliers :
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La mise à disposition de conteneurs adaptés, sans frais : le traitement est pris en charge, seul le transport reste à la charge du client
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Le déplacement directement chez le client, évitant toute perte de temps liée à un dépôt en déchetterie
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Une traçabilité complète, du retrait des lampes jusqu’à leur revalorisation totale
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Un certificat de traitement, preuve documentaire de la conformité réglementaire
Artémise est agréée par Ecosystem, l’éco-organisme en charge de la filière DEEE en France, garantissant ainsi que les pratiques respectent les exigences légales et les standards de qualité du secteur. Depuis 2025, la société a rejoint le Groupe SIRMET, renforçant ainsi ses capacités industrielles et sa couverture nationale.
Un enjeu d’économie circulaire à ne pas négliger
Le recyclage des sources lumineuses est souvent perçu comme une contrainte administrative. C’est pourtant bien plus que cela : c’est une contribution concrète à la réduction de la pollution au mercure, à la préservation des ressources naturelles et au développement d’une industrie française du recyclage.
Les matières récupérées — verre, poudres fluorescentes, aluminium, acier — réintègrent des cycles de production nationaux. Dans un contexte de tension croissante sur les matières premières et d’ambitions affichées pour l’économie circulaire, chaque lampe correctement traitée contribue à un objectif collectif.
Pour les professionnels qui cherchent à agir concrètement sur leur bilan environnemental et à respecter leurs obligations légales, se tourner vers une filière spécialisée comme Artémise Recyclage est à la fois une démarche de conformité et un geste en faveur d’une économie plus responsable.